Le projet

Le thème. Ça fait plus de cinq ans que je veux perpétuer sous une forme ou une autre le dynamisme et le climat de folie créatrice du Montréal où j'ai plongé avec délices à mon arrivée en 1961. Le volet socioculturel et intellectuel de la Révolution tranquille, dans son quotidien. Cafés, tavernes, terrasses, discothèques. Galeries d'art, théâtres, studios, ateliers. Vernissages, inaugurations, premières, lancements. Lectures, récitals, happenings, débats idéologiques ou politiques. Cuites, virées, expéditions.

Les sources. Depuis un bout de temps je collectionne ou reconstruis mes matériaux: documents, souvenirs, entrevues, listes et descriptions de personnages, de lieux, d'événements, d'oeuvres. Le projet a vainement pris plusieurs formes, parfois seul (essai historique, coffret souvenir multimédia), parfois en équipe avec Pascal Lennad (scénario de film avec Georges Amselem, de télé avec Jean Bissonnette et Richard Martin), avant d'aboutir à ce bouquin de souvenirs très personnels que j'essaie vigoureusement de terminer pour que l’éditeur Boréal puisse le sortir avant ma mort ;-).

La forme et le fond. Ce qu'on va trouver ici, c'est pas le contenu du livre. J'aime mieux que vous l'achetiez, non? C'est plutôt les éléments qui servent à le bâtir, parfois sous leur forme brute, parfois sous celle de fragments des textes tels qu'ils vont paraître ou à peu près. Aucune idée précise au départ de l'envergure que ça finira par avoir.

Notez que la mise en pages est réduite à sa plus simple expression: pas de frames, de tables, d'animations, de colonnes ou autres bidules sophistiqués. Un, j'ai pas le temps. Deux, je suis de l'école qui croit bêtement que même sur le Net, ce qui compte, c'est la qualité et la pertinence du contenu. Donc, une bordure à gauche, un fond uniforme et des sous-titres graphiques, c'est tout. Le leitmotiv et fil conducteur est le logo solaire du «Bal du printemps cosmique» de 1964 (quelqu'un se rappelle-t-il par hasard qui en était l'auteur?). Les icônes ornant certains éléments, les boutons menant aux différentes sections ou permettant de se déplacer de page en page en sont des variations.
Enfin, pour les jeunots sans culture qui osent demander c'est quoi, «Pompom pero», qu'ils sachent que c'est une révérencieuse référence à l'hymne national de l'Asociacion Española... le paso doble quelque peu olé! que Papa Pedro faisait jouer toutes les nuits, quelque part entre deux et six heures du matin, pour signifier le last call et la fin des réjouissances. À côté de ça, en vérité je vous le dis, O Canada, le Star Spangled Banner et la Marseillaise, c'est (littéralement) d'la p'tite bière. Pompom pero.

La technologie. La plus primitive possible.En même temps que je travaillais mes contenus, je voulais tester si on peut créer et gérer chez soi, avec les moyens du bord, un site Web pas trop laid ni ennuyeux. Fallait que ça ne coûte à peu près rien, que ça prenne le minimum de temps, que je puisse tout faire pratiquement seul. Donc, les specs du projet initial:

Zat's all folks, rien que des freewares et sharewares qu'on peut télécharger du Net même. Et le pire de tout, c'est que ça a l'air de marcher...

Espérons que ça va continuer (de fait, l’équipement s’est amélioré en cours de route, mais je suis resté fidèle aux mêmes logiciels, à une exception près: contenus et génération de page ont émigré sur FileMaker Pro 4.0). Pompom pero.

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